dimanche 7 février 2010

A wind's daughter




« On peut disparaître ici sans même s'en apercevoir. »

La fille du vent




lundi 1 février 2010

Patricia Lee Smith


Patti c'est ma maman avec ses longs cheveux roux, et son pull trop grand de hippie, et son regard de seize ans en noir et blanc, montant dans le bateau à Amsterdam.

Patti c'est le tatouage délavé sur le bras de mon père, une dent brisée et jaunie dans son sourire, sa veste immense, lourde comme une peau morte, ses grandes lunettes de vue, une moustache mousseuse au fond d'un verre de Leffe Blonde, des odeurs de pommes flamandes dans le cuir marron.

Patti dans free money, c'est nous voulant gagner à la loterie, attraper toutes les perles de l'océan, et s'acheter toutes les choses dont nous avons besoin pour être libre. S'acheter un jet privé, et monter dans un avion le long du Jet Stream, passer à travers la stratosphère, et jeter un coup d'œil sur les planètes et se décrocher, là où c'est profond et chaud, l'Arabie.

Patti dans elegie, c'est la mémoire qui tombe, comme de la crème dans les os, et elle ne sait pas quoi faire, sa tête hurle, et elle boit, et elle respire ; trompette, violon ; dans l'air empli de tes mouvements, et il y a bien quelque chose dont elle puisse rêver ce soir.