lundi 28 septembre 2009

La môme ou le tyran

Des opposés s'attirent et se repoussent violemment entre mes épaules et mes hanches. J'en tremble, quand ça m'expulse quelques pelletés de terre ou d'euphorie dans les dents. Parfois, je pourrais déverser mon venin braiseux, incendier Rome, m'exalter de chaque degrés centigrades, me faire haïr à travers les reliefs calcinés, provoquer le choc ou le malaise avec une jubilation de despote ; ou je pourrais m'ensevelir dans mes mondes, en rejaillir par intermittence, endolorie, pour murmurer une parole de convenance, le regret d'un moelleux cercueil de songes déchiffrable sur mon front exhumé. Des spectacles aux genres variés étendent leurs masques sur les planches de mon visage ; des fractions de moi qui évoluent soudain en pleine lumière, avec une ostentation qui m'effraie -

oh, et les lois de l'attraction, des trios légèrement sur le déclin, dont les variations circulaires creusent des tourbillons au milieu des viscères : les miennes, les siennes, les vôtres. Les typhons sanguins à l'intérieur, quand on court après ceux qui nous dédaigne, pour ensuite nous retourner dédaigneusement sur ceux qui nous courent après.

Jesus died for somebody sins but not mine.